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Utiliser le marketing comme un outil éducatif, c’est la démarche engagée de Quintus Marketing

Dans le cadre de son programme de labellisation “Entreprise Engagée”, Triooo a souhaité rencontrer en tête-à-tête Maxime Baril, cofondateur de Quintus Marketing, afin de mieux connaître son parcours et la nature de son engagement.

 

Maxime Baril, qui es-tu, et pourquoi as-tu démarré Quintus ?

Je suis un jeune homme plein d’ambitions, plein de rêves, qui s’est dit un jour : “qu’est ce que je peux faire pour faire une différence dans notre société”. On veut tous avoir un rôle à jouer et je ne souhaitais pas me contenter simplement de suivre les pattern engagés. Donc je me vois comme quelqu’un de créatif, d’idéaliste, de rassembleur, qui aime les gens et qui a justement envie d’apporter ma contribution au changement.

L’idée de créer Quintus, lancée avec ma compagne Stefany, est venue quand je travaillais dans le marketing événementiel. À aucun moment je ne me doutais que j’avais la fibre entrepreneuriale, mais sur le terrain je me rendais compte que je ne me sentais pas nécessairement intègre avec le fait de représenter des entreprises ne partageant pas des valeurs progressives ou engagées.

En marketing événementiel, il y a beaucoup d’objets promotionnels, des pamphlets, des objets dans des boîtes, etc. On se rendait compte qu’il y avait toujours des énormes entrepôts remplis de stocks inutilisés. C’était vraiment du gaspillage ! À la fois de ressources, mais aussi des liens humains ! Car souvent dans ce métier, on retrouve des personnes postées dans la rue, près d’un métro ou dans le centre-ville, pour aborder la foule. J’étais chef d’équipe à l’époque, je me rendais compte de la fermeture des gens aux employés qui tentaient de donner de l’information. Je trouvais ça dommage qu’une entreprise, juste parce qu’elle avait de l’argent et qu’elle était capable de mobiliser des gens, se servait d’un humain comme d’un distributeur d’objets promotionnels. Le lien humain disparaissait complètement.

Donc, de ce constat là, on s’est dit qu’on devrait pouvoir faire du marketing différemment, et pour des entreprises qui nous tiennent à coeur, parce que c’est mille fois plus motivant et ça donne le goût de se dévouer pour une cause juste.

 

Triooo : De nos jours, le marketing peut-il être “vert” ?

Oui, définitivement. Bien que le marketing fait surtout partie des stratégies. Soit au bout du compte : les chiffres, les objectifs financiers. Tout ça est-ce que c’est vert ? Pas vraiment. Mais sur l’ensemble des actions que l’on va prendre, là on peut avoir un impact plus marqué.

Ce que j’aime dans le marketing, d’un point de vue outil de communication, c’est que je le vois plus comme un outil éducatif. Le fait qu’on puisse diffuser un message, cela devient intéressant. Car pourquoi en parlant d’une entreprise on ne pourrait pas apporter aussi une bonne façon de faire ou une méthode responsable ? Par exemple :

  • Aider la population à savoir que le covoiturage existe et l’encourager à le pratiquer.
  • L’importance de l’achat local pour rapprocher le consommateur du commerçant.

Notre but est de réussir à simplifier le message pour aller chercher des gens dans des réseaux pas nécessairement touchés au départ par des méthodes de consommation responsable. En atteignant un plus grand public, on agrandit les chances que quelqu’un dise :

  • “Je vais commencer à composter”
  • “Je vais aller acheter en vrac”
  • “Je vais prendre les transports en commun ou faire du covoiturage pour aller au travail”

Chaque personne qui commence à embarquer dans une lignée plus responsable a toujours ce sentiment de fierté et celui-ci peut être contagieux, rend de bonne humeur et donne le goût de faire autre chose. C’est souvent le point de départ vers une multitude d’actions. Donc si on passe un message qui est pertinent et bénéfique pour l’ensemble des acteurs, des parties prenantes, de la société et de l’environnement, je pense que c’est une bonne façon d’utiliser le marketing.

 

Triooo : Comment perçois-tu ton métier aujourd’hui ? Te définirais-tu comme un lanceur d’alerte, un éducateur ou un idéaliste ?

Je dirais, de coeur, je suis un peu lanceur d’alertes, mais comme je veux diffuser un message positif pour rejoindre les gens, je suis un petit peu plus quelqu’un dont la mission est d’éduquer, de faire connaître. On conçoit le futur qu’on s’attend de voir : pense et crée. Si on s’attend à vivre les pires catastrophes de ce monde, c’est probablement ce qui nous arrivera. Donc la façon dont je réfléchis c’est : qu’est ce que je pense, qu’est ce que je veux, qu’est-ce que les gens veulent ?

  • Manger à leur faim,
  • Vivre dans des conditions sécuritaires,
  • Garder des liens communautaires, un tissu social fort.

J’ai ce modèle-là de vie, dans mes communications ou choix stratégiques j’essaye toujours d’aller dans cette direction et de réfléchir à comment je peux la communiquer. Une phrase résume bien ma vision : “communiquer pour éduquer c’est rendre plaisant l’adoption de saines habitudes”. C’est un peu mon rôle de vulgariser, de rendre ce contenu facilement accessible au plus grand nombre d’individus.

 

Triooo : Des jeunes talents créatifs aimeraient s’inspirer du travail que Stéfany et toi avez fourni à date, quel est ton conseil pour eux ?

Être créatif c’est comprendre quelles sont nos forces, parfois adapter ses moments ou ses horaires de travail en fonction de son horloge interne. On s’est souvent rendu compte que quand on fait des choix plus d’ordre financier ou par la contrainte, dans les choix de clients, ça n’a jamais donné de bons résultats. S’inspirer c’est écouter son intuition, son instinct pour décider si on s’engage sur un projet. Le doute n’amène jamais rien de bon. Et souvent il te ferme des portes, car cette porte-là, tu penses en avoir besoin mais en réalité elle t’empêche d’en ouvrir d’autres bénéfiques.

En plus des médias traditionnels, à l’heure des réseaux sociaux la créativité devient la seule limite, donc je pense qu’on est chanceux aujourd’hui. Tous ceux qui se montreront audacieux auront vraiment toutes les opportunités devant eux. Si une idée loufoque te titille : essaie-la !

 

Triooo : Le mot de la fin ?

L’échec n’existe pas, ce qui va t’empêcher de continuer, c’est le moment où tu vas te dire “bon j’arrête”. Si tu continues à produire des efforts, que tu restes ouvert et que tu es conscient que tu n’es pas parfait mais en processus d’amélioration, persévère dans ce que tu crois. Bien sûr si tu enchaînes les échecs et que tu ne changes rien de ta personne, ça va être difficile. Pourquoi continuer à faire quelque chose qui ne nous plaît pas ?

On n’a qu’une vie. Trouvons quelque chose qui nous plaît. Faisons-le. Les portes s’ouvrent à ceux qui osent ! Suffit d’oser, de foncer, d’avancer, c’est clair que de cette façon tout le monde va se tasser. Quelqu’un qui ose : le monde se tasse et ceux qui veulent le dénigrer seront bientôt derrière et un jour on ne les entend plus. Osez, avancez, ne lâchez pas, ayez confiance et faites ce que vous aimez. C’est la clé.

Triooo : merci Maxime pour cette vision éclairée de ce que devrait être le marketing aujourd’hui, nous te rejoignons sur ce terme : OSEZ pour devenir, chacun à sa manière, un acteur du changement.

 

Rejoignez le mouvement !

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