Végétalisme, soja, gluten: le point de vue engagé de Esthel Racine

 

Esthel Racine, fondatrice de l’entreprise Aliments Racine, nous a fait le plaisir de nous en apprendre un peu plus sur ses produits et son régime alimentaire. En attendant d’en savoir plus lors du prochain 5@7 Engagé auquel Esthel participera ce mardi 18 avril (“Démystifions le végétarisme et le végétalisme!”), voici quelques éléments de réflexion préliminaires. Food for thoughts!

Aliments Racine

 

Esthel, tu nous présentes Aliments Racine, ton entreprise?

Aliments Racine, c’est une gamme de produits prêts à cuisiner faits à base de légumineuses entièrement sans soya et sans gluten. La raison pour laquelle on a choisi de faire sans soya et sans gluten, c’est pour ajouter de la diversité!

 

Justement, sur ton site internet, on peut lire “nous souhaitons offrir autre chose car nous croyons qu’une saine alimentation passe par la diversité et la qualité des ingrédients.” Qu’entends-tu par là?

On croit beaucoup à l’importance de diversifier les sources de protéines. D’une part, pour la santé, l’équilibre, et d’autre part pour l’environnement, pour éviter d’encourager les monocultures, c’est-à-dire les aliments que l’on cultive énormément comme le blé et le soja, entre autres. On essaie de toujours utiliser des légumineuses différentes à chaque produit que l’on va créer. Pour l’instant il y en a deux, et bientôt nous aurons une gamme complète de produits prêts-à-manger.

J’ai aussi réfléchi à cette diversité pour les allergies et intolérances. J’ai moi-même un colon irritable, c’est un peu ça qui m’a amené à changer mon régime et éventuellement vers le végétarisme. J’avais beaucoup de difficultés à digérer plein de choses, donc j’ai fini par tester et trouver ce qui me convenait. On est tous un peu différents, donc il faut adapter… je crois beaucoup en l’écoute de mon corps, il n’y a pas une alimentation qui est pour tous. A la base, c’est pour ça que j’ai développé mes recettes.

 

Sans soja et sans gluten: es-tu pratiquante? Est-ce un défi dans ta vie personnelle?

Pour ce qui est du sans soja / sans gluten, comme je ne suis pas coeliaque, ce n’est pas que je ne peux pas en consommer. Si j’ai une option qui est sans soja je la prends toujours car on en retrouve partout. J’évite de trop en consommer, toujours dans l’esprit de diversité. Donc c’est pas un problème présentement parce que je cuisine beaucoup, mais ça peut être un problème pour ceux qui ne cuisinent pas. C’est pour cela qu’on a développé notre gamme, pour faciliter les options diversifiées.

 

Tes aliments sont également végétaliens. Comment les personnes perçoivent-ils ce message au-delà de ta communauté de clients, et que faut-il faire selon toi pour “démystifier” ce régime?

Il y a des gens qui, ancrés dans leurs habitudes, vont être sur la défensive concernant le végétarisme et surtout le végétalisme. Ils se disent que ça ne peut pas être complet, que ci, que ça… Comme ce n’est pas ancré dans ce que l’on apprends depuis notre enfance, il y a beaucoup de choses à apprendre.

 

Plat: Burger végétalien sans soya sans gluten

 

Portobello farci, Salade de quinoa aux ananas, … Les recettes que tu proposes ne paraissent pas si simples. Penses-tu qu’on peut tous devenir végétaliens demain?

Disons qu’il y a des façons plus simple de préparer des repas végétaliens en choisissant des ingrédients auxquels on est plus habitués. Je crois que ça devient de plus en plus accessible, surtout grâce à des initiatives un peu comme la nôtre. Il y a de plus en plus d’entreprises qui ont pour mission d’offrir des produits faciles à préparer, souvent prêts-à-manger. Si on recule il y a dix ans, c’est clair que c’était plus difficile.

 

Comment est-ce que tu percevais ça à l’époque?

A l’époque, il n’y avait rien. On avait peut-être deux marques sur le marché qui proposaient des choses végétariennes, et c’était pas les plus saines non plus. C’était souvent à base de soya évidemment, pas biologique non plus.

 

Ce mardi, lors du  5@7 Engagé, certains de nos invités seront végétaliens et végétariens. Que souhaites-tu apprendre d’eux?

Peut-être le pourquoi. Pourquoi sont-ils curieux envers ces régimes-là, et pourquoi ils voudraient potentiellement réduire ou éliminer leur consommation de viande. Le pourquoi, oui [rires].

 
On essaiera d’y répondre lors du 5@7 Engagé, justement, on comparera les pourquois. Merci Esthel, à mardi!

RETROUVEZ ESTHEL CE MARDI 18 AVRIL LORS DU 5@7 ENGAGÉ

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